Les CCI veulent convertir les PME à l’apprentissage

L’apprentissage, nouvelle arme absolue pour combattre la crise ? C’est du moins ce que pensent Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi et Jean-François Bernardin, président de l’Assemblée des Chambres de commerce et d’industrie (ACFCI), réunis jeudi 2 juillet pour signer une convention visant à développer ce mode de formation.

Les développeurs, ambassadeurs de l’apprentissage auprès des entreprises

Un plan d’action a donc été lancé en étroite collaboration avec les CCI. Ces dernières souhaitent mobiliser les entreprises qui pratiquent encore peu cette voie de formation. En ligne de mire : celles dont l’effectif est compris entre 20 et 250 salariés. "Il y a un angle mort concernant l’apprentissage dans ces structures", a regretté M. Wauquiez.

Pour cela, les CCI ont décidé de mettre en place des "développeurs de l’apprentissage" qui seront chargés de rencontrer les entreprises, de les sensibiliser et de promouvoir ce mode de formation. Ils seront une centaine à être sélectionnés entre le 15 juillet et le 31 août 2009. Pour la moitié, ce seront des salariés des CCI qui seront formés à la promotion de l’apprentissage et les cinquante postes restants seront créés. Au total, 50 000 entreprises seront visitées à raison de 500 par développeur.

Transmission de savoir-faire

Autre volet phare de la convention : la valorisation de la fonction tutorale en entreprise qui représente selon Laurent Wauquiez  "une pierre essentielle pour l’emploi des jeunes et des séniors". Ces derniers font d’ailleurs partie intégrante du programme avec un accent mis sur "la solidarité intergénérationnelle" et le transfert de compétences vers l’apprenti. Le but est de porter à terme leur nombre à 1000 et surtout de lutter contre les ruptures de contrats d’apprentissage, encore trop fréquentes.

Cette initiative sera co-financée par le gouvernement et les CCI à hauteur de 2.5 M€ chacun, dont 500 K€ pour la formation des tuteurs et le reste pour les développeurs.

A l’origine de pareil engouement, le plan d’urgence en faveur de l’emploi des jeunes lancé en avril dernier par Nicolas Sarkozy et un constat alarmant soulevé par Jean-François Bernardin. " Il faut qu’il y ait une mobilisation générale car si les jeunes ne trouvent pas d’emploi à la prochaine rentrée, les suivants viendront grossir les rangs de ces désœuvrés et la situation deviendra impossible à gérer. » Même son de cloche du côté du secrétaire d’Etat à l’Emploi qui va jusqu’à parler de "génération sacrifiée", si "rien n’est fait à temps ".



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